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« Derrière les barreaux» avec Lucie Lemonde

Les conditions de détention dans les prisons se sont détériorées ces dernières années, affirme Lucie Lemonde.

Par Claude Gauvreau

Au Québec, la population carcérale a augmenté de 11 % environ entre 2012 et 2014, alors que la capacité d'hébergement n'a pas bougé.
Photo: Istock

Au cours des derniers mois, les conditions de détention des personnes incarcérées au Québec ont attiré l'attention de plusieurs médias: transfert des femmes détenues à la Maison Tanguay vers la prison pour hommes Leclerc, recours collectif contre l'usage abusif de la cellule d'isolement, documentaires sur les conditions de vie et la réinsertion sociale des prisonniers, etc.

Selon la professeure du Département des sciences juridiques Lucie Lemonde, le Canada est passé, en quelques années, du principe du respect de la dignité humaine et des droits constitutionnels des personnes incarcérées à une politique de durcissement des peines et à un nouveau paradigme des droits dits de base: être nourris convenablement et avoir accès aux services médicaux et d'hygiène élémentaires. «Au-delà de ce minimum, dit-elle, les détenus ne jouissent que de privilèges discrétionnaires qui dépendent de leur bonne conduite et de leur participation aux programmes de leur plan correctionnel.»

La professeure, qui s'intéresse aux droits des personnes incarcérées depuis les années 1980, a participé à la réalisation d'un dossier intitulé «Prisons. À l'ombre des regards», paru dans le dernier numéro (no. 68) de la revue québécoise À babord !

Lire l'article intégrale sur le site Actualités UQAM

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