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«Chaude lutte syndicale en santé» avec Laurence-Léa Fontaine

« Les résultats préliminaires de la plus grande période de vote d’allégeance syndicale de l’histoire du réseau de la santé semblent annoncer une victoire des plus jeunes syndicats spécialisés sur les grandes centrales historiques et, surtout, sur la CSN.

Les tendances sont claires : l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) sort victorieuse, tout comme la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ). L’APTS pourrait compter 60 % de membres de plus à la fin de l’opération, étant allée rafler la mise chez une majorité de travailleurs de la catégorie 4, des professionnels de la santé, comme des psychologues et des techniciens en laboratoire, au détriment de la CSN.

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Son de cloche semblable à l’APTS, où la présidente, Carolle Dubé, constate que les syndiqués exigent désormais une certaine prudence de leurs représentants en ce qui concerne les grands enjeux sociaux. « Par exemple, explique-t-elle, nous avons appuyé la grève étudiante en 2012, et nos membres n’en étaient pas satisfaits. Certains étaient d’accord, mais plusieurs se demandaient pourquoi on s’en mêlait. Pareillement, nos membres ne veulent pas qu’on se positionne politiquement pour un parti ou pour un autre en temps d’élections. »

« Les gens veulent aussi qu’on se positionne sur des enjeux sociaux, mais surtout dans le domaine de la santé », constate-t-elle.

Laurence-Léa Fontaine, professeure à la faculté de droit de l’UQAM et observatrice du monde du travail, estime qu’une des raisons qui expliquent les avancées de la FIQ et de l’APTS est le désir des travailleurs de se regrouper par titres d’emploi, une « question d’identité ».

 

Lire l'article intégrale sur le site du journal Le Devoir

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