Lucie Lamarche, « Lorsque la parentalité prend congé : le difficile dialogue entre le droit des rapports collectifs de travail et le droit des femmes à l’égalité en droit québécois », Revue de droit comparé du travail et de la sécurité sociale [En ligne], 1 | 2026, https://doi.org/10.4000/15u6y
Le droit humain à un environnement sain en droit international - Analyse à la lumière de la pratique des États africains
Auteur
Touwendé Roland Ouedraogo : Docteur en droit de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et Chargé de cours à l’UQAM et à l’Université de Montréal
Description
Cet ouvrage consacré au droit humain à un environnement sain en droit international à la lumière d’une analyse de la pratique des États africains est une mine d’or pour le lecteur et assurément pour d’autres chercheurs au regard de l’ampleur des matériaux juridiques analysés. Mobilisant une méthode d’analyse issue des travaux de la Commission du droit international (CDI) et de la jurisprudence de la Cour internationale de justice (CIJ), ce livre ouvre un chantier innovant sur la nature et la portée du droit international à un environnement sain. En effet, l’auteur poursuit une double finalité : démontrer d’une part que le droit de vivre dans un environnement sain est un droit humain ; démontrer d’autre part que ce droit humain existe en tant que règle de droit international coutumier africain qui, de surcroît, pourrait être reçue comme principe général de droit sur le plan universel. Si certains des aspects couverts dans l’ouvrage sont intemporels, voire récurrents au sein de la doctrine (les éléments de la coutume, par exemple), celui-ci présente l’originalité de les mettre en relation avec les enjeux environnementaux à partir du contexte africain avec une contribution intéressante aux connaissances. Le caractère didactique de nombreux passages permet au lecteur de tout profi l (étudiant, enseignant, chercheur, praticien du droit, juriste ou non-juriste) de suivre précisément le chemin méthodologique dessiné par l’auteur et de comprendre sa démonstration dont les conclusions sont présentées dans un style à la fois limpide, simple, élégant et agréable à lire. Quels sont les fondements d’un droit humain coutumier à un environnement sain en Afrique ? Quel est le contenu normatif et quelles sont les voies de passages possible entre une telle coutume régionale et le droit international ? Il s’agit là d’un échantillon des questions qui sont traitées par l’ouvrage à l’heure où la protection de l’environnement est devenue un enjeu vital pour l’humanité et la planète Terre.
Djemila Carron, « Les utopies comme quotidien et les émotions comme matière : queeriser l’enseignement du droit », dans : Cécile Greset, Marylène Lieber et Michelle Cottier (éd.), De quel droit? Genre et sexualités au croisement des sciences sociales et juridiques, Genève-Zurich, Schulthess Verlag, 2025
Cet ouvrage collectif, fruit d’une collaboration entre sciences sociales et sciences juridiques, explore et questionne le rapport entre droit, genre et sexualités, et donne à voir le caractère transversal et interdisciplinaire de ces perspectives critiques du droit. Conçu pour un public spécialiste tout autant que pour des personnes qui voudraient se familiariser et découvrir les apports des théories juridiques féministes tout comme de l’approche queer en droit, cet ouvrage réunit des contributions qui couvrent un vaste éventail d’enjeux et d’objets de recherche : de la protection contre les discriminations fondées sur l’identité de genre par les droits humains, en passant par la binarité du droit pénitentiaire, jusqu’à la régulation juridique de la filiation et des couples. Les différents articles présentent des analyses approfondies du droit tel qu’il est adopté par le pouvoir législatif, mobilisé par les mouvements sociaux, interprété par les tribunaux ou les autorités administratives, ou encore tel qu’il est enseigné dans les universités.
Daniel Mockle, professeur associé du Département des Sciences juridiques, a publié trois nouveaux textes depuis quelques mois :
« La codification du droit administratif au Québec », dans Monica POPESCU et Mélanie SAMSON (dir.), L’État, hier, aujourd’hui et demain. Études en l’honneur du professeur Pierre Issalys, Montréal, Éds. Yvon Blais, 2024, 263-306.
« La codification de la procédure administrative non contentieuse en perspective comparée », (2025) 66 Cahiers de Droit 125-194.
« La fonction préfectorale et la territorialisation en perspective comparée France / Québec », dans Gilles J. GUGLIELMI et Julien MARTIN (dir.), La mission préfectorale. Entre tradition et transformation, Paris, Éds. Panthéon-Assas, 2025, 361-391.
Catherine Mathieu, professeure au Département des sciences juridiques et directrice du Baccalauréat en droit, publie « L’évolution du partage des compétences et de la protection du consommateur au Canada : influences croisées », dans la collection Ius publicum aux Presses de l’Université Laval.
Cet ouvrage vise à retracer, par l’étude du cas particulier de la protection du consommateur, l’évolution des différentes approches du fédéralisme qui ont défini l’interprétation du partage des compétences au Canada, ainsi qu'à expliquer comment cette interprétation a guidé et encadré l’intervention des deux ordres de gouvernement afin de protéger le consommateur.
Les entités juridiques non-personnifiées, dossier spécial dirigé par Gaële Gidrol-Mistral (GRDP - UQAM) et Judith Rochfeld (IRJS - Paris 1), vient de paraître à la Revue Juridique de la Sorbonne. Il est disponible en libre accès à La Revue Juridique de la Sorbonne n°11.
Table des matières :
Introduction, Gaële Gidrol-Mistral et Judith Rochfeld
I. Les patrimoines sans personnes
L'affectation, une alternative à la personnalité juridique : compter pour personnes ? Étude de droit privé québécois, Gaële Gidrol-Mistral et Alexandra Popovici
La fiducie, entité non personnifiée ? Perspectives franco-québécoise, Célia Berger-Tarare
II. Les devoirs de protection envers les non-personnes
Le mécanisme de l'affectation publique : un outil pour penser la protection des entités non personnifiées appropriées, Nina Dumas
L'humain face aux entités non personnifiées : avons-nous des devoirs envers les animaux ?, Hania Kassoul
Faut-il personnifier les générations futures ou les interrogations sur l'avenir d'une entité collective non personnifiée en voie de juridicisation, Judith Rochfeld
III. Les actions en justice des non-personnes
La relation juridique avec des entités non personnifiées et l'action en justice, Emmanuel Jeuland
Voir aussi l’actualité du GRDP qui y est consacrée ici.
Lucie Lamarche, « La solitude à l'heure de la nouvelle gouvernance du système de santé québécois: un enjeu de santé à concevoir et à reconnaître » dans Barreau du Québec, Service de la qualité de la profession, La protection des personnes vulnérables, Volume 568, 33-65, Éditions Yvon Blais, 2025.
Département des sciences juridiques
Le Département des sciences juridiques priorise la promotion et la défense de la justice sociale en apportant une réponse fondée sur le droit aux préoccupations des citoyennes et citoyens et des groupes sociaux d’ici ou d’ailleurs dans le monde. Notre département est un laboratoire d’analyse critique du rôle que joue le droit dans la société et de la place que joue le social dans le droit.