Auteur : pugeaud_p

Programme de subventions 2021-2022 de la Fondation du Barreau du Québec

La Fondation a le plaisir d’annoncer le lancement de son programme de subvention de la recherche pour l’année 2021-2022.

Le dépôt de projets de recherche est ouvert jusqu’au mardi 12 octobre 2021, 17h sur le formulaire suivant :https://www.fondationdubarreau.qc.ca/demande-de-subvention-2/ 

Dans la continuité de la thématique de la dernière édition, la Fondation souhaite encourager l’avancement des connaissances sur le sujet du monde juridique en temps de crise. Le thème privilégié cette année est donc La justice en temps de crise : comment le droit a–t-il évolué?

Par ailleurs, tout projet qui sera jugé novateur et d’intérêt public sera étudié avec attention par le comité, y compris en dehors du thème. Pour vous accompagner dans votre demande, la Fondation a développé un guide du chercheur reprenant les principales étapes et questions pour déposer un projet, disponible en cliquant ici.

Pour prendre connaissance des règles complètes, rendez-vous sur la page dédiée.

Les droits de la personne en temps de pandémie

Bernard Duhaime, Fellow, Fondation Pierre-Elliott Trudeau membre du Comité sur les impacts de la COVID-19, professeur au Département des sciences juridiques de l’UQAM.

Le projet de Bernard Duhaime propose de créer une plateforme permettant aux canadiens de s’inspirer de l’expérience latino-américaine pour assurer une meilleure protection des droits humains et s’engager dans la réconciliation nationale.

Écouter la 1e épisode de la balado du Comité

Me Fernando Belton et David Carpentier, lauréats 2021 du prix de la relève

Les diplômés Fernando Belton (LL.B., 2014) et David Carpentier (B.A. science politique, 2018; M.A. science politique, 2021) ont obtenu le prix de la Relève, décerné par le Conseil de diplômés de la Faculté de science politique et de droit. Ce prix vise à valoriser les personnes diplômées de la Faculté ayant terminé leurs études depuis moins de 10 ans, dont les réalisations ont eu des retombées humaines, sociales, politiques, culturelles ou communautaires.

Lire l’article sur Actualités UQAM par Pierre-Étienne Caza

En savoir plus sur le prix de la relève

Me Marie-Livia Beaugé (LL.B. 2018) honorée à l’Assemblée nationale

La députée de Montréal-Nord, Paule Baillargeon, a rendu hommage à Me Maria-Livia Beaugé dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs.

Me Maria-Livia Beaugé est diplômée du baccalauréat en droit (LL.B. 2018) et poursuit actuellement le programme de maîtrise Droit et société à l’UQAM.

Me Maria-Livia Beaugé a créé la première clinique juridique de Montréal-Nord, qui a ouvert ses portes en septembre dernier.

Témoignage au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre – Motifs de la prorogation du Parlement par le gouvernement

En août dernier, le professeur Hugo Cyr témoignait devant le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambres des communes au sujet de la prorogation du Parlement par le gouvernement en août dernier.

Consulter l’ordre du jour des travaux :  https://www.noscommunes.ca/Committees/fr/PROC/StudyActivity?studyActivityId=11030596 

Consulter le mémoire de Me Cyr :  https://www.ourcommons.ca/Content/Committee/432/PROC/Brief/BR11068704/br-external/CyrHugo-0376361-f.pdf .

Pour visionner le témoignage : https://www.noscommunes.ca/diffusion-web/43-2/PROC/20 

Léa Laurence Fontaine, Chevalière Ès Loi

L’amie, la camarade, la Professeure

Léa nous a quittés.

Nous perdons une amie. Léa laisse la marque profonde de sa générosité sur son monde, la trace indélébile de l’amie chaleureuse et souriante, l’image de sa passion intime pour la plongée sous-marine, sa collection de lunettes excentriques bien-sûr, mais aussi de chaussures immettables, de montres démesurées et d’objets insolites, et les indices infinis de son amour des chats, des pieuvres, des requins, d’Izia et de ses ami.es. Nous perdons l’amie immanquablement solidaire, qui prend soin de ses proches comme du collègue malade, qui n’oublie pas d’envoyer toujours un mot délicat ou des fleurs, et rend visite à l’hôpital. Léa, cette amie qui prend le temps, toujours, tout simplement et tout naturellement, de se soucier des autres, cette amie sensible, sincère et entière qui, comme Jaurès qu’elle citait dans ses messages, cherche la vérité et cherche à la dire, cette amie qui se bat pour ses ami.es parce que la solidarité s’impose, les contredit parce que la justice l’exige, et les prenait dans ses bras parce qu’il y a aussi l’amour, n’est plus. Nous vivons l’absence de cette amie pour qui l’humanisme s’exerce dans tous les gestes du quotidien, cette amie-là qui écoute les autres, celle dont l’égo laisse leurs talents s’afficher et les siens s’en nourrir. Et nous nous demandons aussi où est cette amie bricoleuse, celle que l’on trouve dans son bureau à huit heures le soir, une scie à bois ou un marteau dans les mains, à construire une table ou accrocher un tableau au mur, et cette amie aventurière qui plonge dans le Saint-Laurent par -5°C ou dans les mers chaudes des Caraïbes parmi les requins qu’elle aime tellement. Nous perdons Léa, notre amie élégante, distinguée sans être guindée, l’amie artiste qui égaie son petit couloir de ses œuvres éclectiques réalisées au Musée d’Art Contemporain.

Nous perdons une camarade. Léa laisse un vide dans les rangs sur de nombreux fronts de lutte pour la justice sociale et le changement social radical, contre un système qui broie les individus, les travailleurs et les travailleuses. Dans notre souvenir de ses actions et de ses paroles, comme dans le sillon laissé par ses écrits, vivent un engagement viscéral, une indignation, une révolte permanente et douloureuse contre la violence des relations de travail qu’elle veut voir disparaître. Jamais indifférente, en guerre continuelle contre les injustices, sa vie de militante, d’intellectuelle et d’enseignante est une histoire construite de gestes anodins incessants comme de prises de position dramatiques, pour la cause des opprimé.es, des exploité.es, de la classe ouvrière. Notre camarade Léa nous laisse en témoin sa conviction simple de l’absolue nécessité de s’organiser, une conviction rappelée et martelée de réunion en réunion, dans les syndicats et dans les groupes de défenses des droits, dans les revues militantes et scientifiques, dans les conversations académiques et dans les conversations de la rue. Il y a le vide insaisissable. Mais il y a aussi l’inspiration que nous laisse l’image de notre camarade Léa, une syndicaliste solidaire et résolument internationaliste, l’image d’une combattante teintée de rouge, de ses lunettes jusqu’au bout de ses idéaux.

Nous perdons une collègue. Il nous reste le sillage de sa présence intellectuelle et le feu des mots qu’elle nous laisse. Il nous reste aussi l’élan qui anime les étudiantes et étudiants portés par son enseignement, fidèle à ses convictions et à son engagement politique, sa personnalité entière, incapable de dissocier la dure réalité sociale d’un travail universitaire compris comme profondément politique. L’image de Léa l’enseignante nous interpelle par l’exemple : se distinguer toujours plus et toujours mieux par un dévouement constant et le réconfort apporté aux étudiant.es, et tout particulièrement à ceux et celles en difficulté à cause des hasards injustes et violents de la vie. Le corpus de recherche, sa défense acharnée des rapports collectifs et du droit de grève, sa passion pour la représentation des luttes collectives au cinéma, nous rappellent notre devoir de nous unir pour agir et nous battre collectivement.

Léa incarne un modèle d’intellectuelle et de professeure engagée pour nous toutes et tous : une experte incontournable dans son domaine, une autrice érudite, prolifique et brillante, dédiée aux étudiant.es, à la classe ouvrière, aux exclu.es. Ses travaux, dénonciation constante de la violence au travail et de l’exploitation des travailleurs et des travailleuses inspireront encore longtemps ceux et celles qui souffrent, travaillent et luttent pour changer le monde.

Anticonformiste, Irrespectueuse à l’égard des titres pompeux des juristes, Léa, Chevalière Ès Loi, était fidèle à sa devise : 

Je ne plierai pas. 
Je ne m’en irai pas en silence. 
Je ne me soumettrai pas. 
Je ne me retournerai pas. 
Je ne me conformerai pas. 
Je ne me coucherai pas. 

Je ne me tairai pas.
Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. (Jaurès)

A la mesure de Léa, notre amie, notre camarade, notre collègue, nous n’en avons pas fait assez. Ni pour elle, ni pour la lutte qu’elle menait. Nous allons en faire plus, toujours et encore, contre les inégalités, contre la souffrance au travail, pour plus de sourires, moins de solitude et moins de désolation, en portant avec nous le souvenir, le rire, la flamme de Léa, la Chevalière rouge Ès Lois.

Alejandro Lorite Escorihuela, Bernard Duhaime, Gaële Gidrol-Mistral, Hugo Cyr, Martin Gallié, professeurs et professeuse, UQAM

Professeure, professeur en droit de l’environnement

L’UQAM recherche des candidates et candidats qualifiés afin de renouveler son corps professoral et assurer un développement de qualité dans tous ses domaines d’activité. En particulier, le département des sciences juridiques recherche des personnes ayant une capacité démontrée d’enseignement, de réflexion critique et de recherche en droit canadien et québécois de l’environnement. Un intérêt pour le droit international de l’environnement sera considéré.

Date limite : 1er février 2021, 17 h.

Consulter l’offre d’emploi

Professeure, professeur en droit administratif

L’UQAM recherche des candidates et candidats qualifiés afin de renouveler son corps professoral et assurer un développement de qualité dans tous ses domaines d’activité. En particulier, le département des sciences juridiques recherche des candidates et candidats ayant une capacité démontrée d’enseignement, de réflexion critique et de recherche en droit administratif canadien et québécois.

Date limite : 1er février 2021, 17 h.

Consulter l’offre d’emploi

L’accompagnement et la représentation des personnes accidentées ou malades du travail

Rapport présenté par Dalia Gesualdi-Fecteau, professeure, Département des sciences juridiques, UQAM et Maxine Visotzky-Charlebois, LLM, candidate au doctorat en droit, Université d’Ottawa

Au Québec, les personnes ayant subi un accident du travail ou souffrant d’une maladie professionnelle au sens de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles sont susceptibles de cheminer dans un processus de contestation devant le Tribunal administratif du travail. Ce rapport vise à présenter des résultats de recherche permettant de mettre en lumière les défis d’accès à l’accompagnement et à la représentation auxquels les personnes non syndiquées peuvent faire face, que celles-ci soient admissibles à l’aide juridique ou non. Si le Québec se démarque du reste du Canada relativement à l’accès à la représentation des personnes salariées non syndiquées en matière de normes du travail, force est de constater qu’il fait piètre figure quant au soutien et à l’assistance fournie aux personnes accidentées ou malades du travail. Alors que le régime de santé et de sécurité du travail est sur le point de faire l’objet d’une réforme majeure, il semble nécessaire que ces enjeux soient mis à l’agenda législatif.

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Le projet – Le droit au logement au Québec – subventionné

Félicitations à Olivier Grondin, candidat à la maîtrise de l’UQAM et ses co-auteurs, diplômés de l’UQAM, Louis-Simon Besner de l’Association des Locataires de Villeray et Daniel Crespo Villarreal, avocat en pratique privée, pour leur projet de recherche sur Le droit au logement au Québec qui a été sélectionné parmi les bénéficiaires du programme de subventions de la Fondation du Barreau du Québec.

Depuis près de 40 ans, le programme d’attribution de subventions de la Fondation du Barreau du Québec soutient des projets de recherche novateurs, qui s’intéressent à des domaines de droit encore peu explorés. Cette aide permet à des articles juridiques et des ouvrages de voir le jour pour faire avancer les connaissances en droit.

Pour répondre à la crise sanitaire et ses conséquences sur notre système de justice, la Fondation lançait en juin dernier son appel aux projets de recherche en priorisant les demandes sur le thème La justice en temps de crise : quel rôle doit jouer le droit?. Après un examen rigoureux des dossiers par le comité présidé par l’honorable Claude Champagne, les recommandations ont été adoptées par le Conseil d’administration de la Fondation.

Département des sciences juridiques

Le Département des sciences juridiques priorise la promotion et la défense de la justice sociale en apportant une réponse fondée sur le droit aux préoccupations des citoyennes et citoyens et des groupes sociaux d’ici ou d’ailleurs dans le monde. Notre département est un laboratoire d’analyse critique du rôle que joue le droit dans la société et de la place que joue le social dans le droit.

Coordonnées

Département des sciences juridiques
455, boul. René-Lévesque Est
Montréal (Québec)  H2L 4Y2